Le TASER

Depuis dix ans le Taser est une arme incapacitante de plus en plus utilisée par les forces policières à travers le monde. La victime reçoit des décharges de 50 000 volts qui lui font perdre le contrôle de son système neuromusculaire. Des centaines de personnes aux États-Unis et une vingtaine au Canada sont décédées suite à des interventions policières où le Taser a été utilisé. Dans la majorité des cas le Taser est utilisé contre des personnes qui ne représentent aucune menace sérieuse et qui sont souvent tout simplement agitées ou souffrant de troubles de santé mentale.

Pour plus d’information : Le « TASER », une arme inoffensive? (Disponible en version imprimée au siège social de la Ligue)

Au Québec

Claudio Castagnetta, interpellé par la police de la Ville de Québec le 18 septembre 2007, et Quilem Registre, arrêté par le Service de police de la Ville de Montréal le 18 octobre 2007, ont tous deux reçu plusieurs décharges du pistolet Taser et sont morts dans les jours suivants leur arrestation. À la même époque, la mort filmée de Robert Dziekanski, un immigrant polonais inoffensif qui avait reçu plusieurs décharge du pistolet Taser lors de son arrestation à l’aéroport de Vancouver le 14 octobre 2007, suscitait l’indignation de la population.

Suite à ces événements, la Coalition pour un moratoire immédiat sur l’utilisation du Taser, dont la Ligue des droits et libertés fait partie, a été mise sur pied. Cette coalition intervient publiquement et auprès du Gouvernement du Québec pour demander l’imposition d’un moratoire sur l’utilisation du Taser.

En Décembre 2008, un reportage télévisé mettait en doute la fiabilité des armes à impulsions produites avant 2006 par la compagnie Taser. Certains "Taser" testés par les reporters emettaient  des décharges beaucoup trop puissantes. En réaction à cette nouvelle, le gouvernement du Québec décidait de faire inspecter toutes les armes à impulsions dont disposent les corps policiers de la province, et annonçait que toutes les armes nouvellement acquises feraient l'object d'un contrôle.

Depuis Avril 2009, la Coalition a décidé de demander le retrait des armes à impulsion de l'arsenal policier. Les nouvelles règles du gouvernement québécois quant à l'inspection des armes démontrent le peu de confiance qu'il accorde à ces engins et à la compagnie qui les produits. Les règles d'utilisation indiquent également qu'il faut s'en méfier. Puisqu'à ce jour, il n'y en a qu'un faible nombre en circulation (165 pour tout le Québec), la Coalition croit qu'il est plus judicieux de retirer les "Tasers" de l'arsenal policier dès maintenant. La coalition a acheminé une lettre au maire de Montréal et de Québec ainsi qu'au ministre de la sécurité publique. Cette lettre a incité le conseil municipal de Montréal, le 16 juin 2009, a demander au comité de la sécurité publique d'étudier l'utilisation des pistolets électriques dans la ville.

Communiqués et interventions


Le 21 octobre 2009
Communiqué Taser : la Coalition pour un moratoire sur l'utilisation du Taser devient officiellement la Coalition pour le retrait du Taser

Le 8 mai 2009
Lettre au ministre de la Sécurité Publique, aux maires de Montréal et Québec et aux partis d'opposition pour demander le retrait des armes à impulsion

Le 27 mars 2009
Communiqué Taser : M. Dupuis, pourquoi ne pas tout simplement les retirer

Le 19 septembre 2008
Marche commémorative à la mémoire de m. Claudio Castagnetta le 20 septembre à Québec

Le 1er avril 2008
Taser : un débat public qui doit être tenu

Le 5 mars 2008
Lettre au ministre Jacques Dupuis : La Coalition pour un moratoire immédiat sur l’utilisation du Taser demande un moratoire

Le 14 février 2008
Taser : un moratoire immédiat plus que jamais nécessaire

Le 7 février 2008
La coalition pour un moratoire immédiat sur l’utilisation du pistolet électrique réitère ses demandes suite au dépôt du rapport du comité de travail du ministère de la Sécurité publique

Le 23 janvier 2008
Campagne de lettres d’appui : Usage par la police du pistolet à impulsion électrique (taser)

Le 19 décembre 2007
Taser: la Ligue des droits et libertés toujours inquiète

Le 27 février 2006
La Ligue des droits et libertés et Amnistie internationale se réjouissent du verdict d'acquittement dans l'affaire des sans statut algériens qui avaient occupé le bureau du ministre de l'Immigration
Les organisations demandent une enquête publique et indépendante sur l'utilisation des armes incapacitantes à décharges électriques taser.

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